Μουσείο - Βιβλιοθήκη - Στρατή Ελευθεριάδη - Tériade
GRANT LIVRES

La Ville

Couverture et frontispice
Écrit
Edition
Fernard Léger (1881-1995)
1958, Paris
Imprimé en un volume 66 x 50 cm.
29 Lithographies originales en couleurs
Tirage unique sur vélin d’Arches:
  • 180 exemplaires, numéros 1-180
  • 20 exemplaires hors commerce, numéros I-XX
Cette édition de Tériade imprimé à Paris avec comme titre La Ville, a été interrompue par la mort de l’artiste Fernand Léger. Dans cette œuvre, Léger a évoqué ses souvenirs personnels et ses acquis artistiques obtenus tout au long de son parcours fait de moments intenses qui traduisent la ville qu’on retrouve ici. Souvenirs de la vie qui se mêlent à ceux de l’œuvre et qui évoquent l’univers de sa peinture, son monde à lui, le monde qui est la vie même. L’artiste traita ce thème les trois dernières années de sa vie, et son travail fut interrompu par sa mort. Dans l’album sont réunies toutes les planches hors texte devant y figurer, réalisées ou en cours de réalisation. Le texte que Blaise Cendrars avait écrit spécialement ne figure donc pas.

Léger avait bien des choses à dire sur sa ville tant aimée, plus qu’on ne peut observer. Il trouva de nouveaux éléments qui l’encouragèrent à produire une nouvelle œuvre. Cet album décrit Paris, en commençant par la Ruche et les Abattoirs de Vaugirard, en passant par Montparnasse et la rue Notre-Dame-des-Champs. à travers la Seine et ses remorqueurs, les rues, les gares, les quais , les usines, la tour Eiffel et l’Opéra développent les différentes histoires parisiennes. Les personnages de l’œuvre sont parisiens : ses amoureux, ses soldats et ses marchands des quatre-saisons et d’oiseaux, ses chanteuses et d’autres…Cet environnement vient des souvenirs anciens ou récents de Fernand Léger.

Ces peintures sont caractéristiques de son style, lequel caractérise, par des objets statiques, le symbole du monde industriel, un espace plane, des contours noirs intenses, des couleurs propres et parallèlement des éléments cylindriques et rectilignes. Dans beaucoup de ses œuvres, il appose les personnages à ses objets préférés, comme le sont les machines, et il les représentent dans des formats relativement grands de sorte qu’ils n’aient aucun rapport avec le lieu. Par ces formes, le spectateur concentre son attention sur chaque thème, laissant son imagination le conduire au cours des histoires explicites.