Μουσείο - Βιβλιοθήκη - Στρατή Ελευθεριάδη - Tériade
GRANT LIVRES

Fables

Couverture et frontispice
Écrit
Edition
Marc Chagall (1889-1985)
Jean de la Fontaine (1621-1695)
1952, Paris
Imprimé en deux volumes 40 x 30,5 cm
Le texte a été composé en italique gravé par Garamont au 16° siècle.
100 eaux-fortes originales hors texte et 2 eaux-fortes originales sur les couvertures.
Les cuivres ont été gravés par Chagall de 1927 à 1930 pour Ambroise Vollard.
Tirage unique sur vélin de Rives:
  • 85 exemplaires comprenant 100 eaux-fortes originales, rehaussées par la main de l’artiste et une suite de Montval, numéros 1-85
  • 100 exemplaires, numéros 86-185
  • 15 exemplaires hors commerce, numéros I-XV
  • Il a été tiré en outre 100 albums contenant les 100 eaux-fortes originales sur papier Montval à grandes marges, chaque épreuve signée par l’artiste, portant le numéro de la planche, format 42 x 34 cm, numéros 1 à 100.
Cette édition des Fables de La Fontaine a été conçue par Ambroise Vollard, qui en a demandé l’illustration à Marc Chagall en 1927. L’artiste a gravé les cuivres pendant 3 ans, de 1927 à 1930, mais finalement Vollard n’a pu achever le tirage. C’est en 1950 que Tériade a repris le travail et en 1952,grâce à la magie de ses recherches et à son travail patient, il réussit à mettre en lumière, une fois de plus, une œuvre magnifique.

Il est d’usage de considérer Les Fables de La Fontaine comme un des chefs-d’œuvre de la littérature française. La Fontaine a écrit, en 26 ans, 243 fables, il a tiré son inspiration des fictions grecques, indoues, perses, arabes et chinoises. Ces riches productions orales de l’Asie Mineure sont devenues universellement connues au Moyen-Age et au 17° siècle, grâce à la version des mythes d’Esope du milieu de l’Antiquité. L’adaptation de La Fontaine a permis à ces mythes de se répandre toujours de la même manière, avec charme. La plupart des Fables sont l’œuvre de La Fontaine, et celles qui sont inspirées des fables d’Esope s’en différencient grâce à l’introduction d’un nouveau texte.

Ainsi Vollard autant que Tériade théorisèrent l’œuvre idéale et monumentale que représentait le travail du Russe-Juif Marc Chagall. Marc Chagall, dépassant ses doutes, a laissé son monde habituel, et a envahi avec enthousiasme le monde de l’auteur. Ainsi, ses eaux-fortes en noir et blanc traduisent la même imagination et la même esthétique qui caractérisent les Fables de La Fontaine. L’artiste illustre le texte avec amour et vénération, sans remplacer ni soustraire les éléments du discours écrit, il esquisse par des lignes à la fois fines et épaisses une correspondance parfaite. Cette coexistence harmonieuse du texte et des illustrations lui venait de ses origines qui l’aidèrent à traduire, par une forme naïve, spontanée et naturelle, toute la magie de l’Orient.